Homme de l’ouest, Den Chamanie est né à Angers en 1967 avec la passion du dessin, un crayon à la main.

C’est donc tout naturellement qu’à 17 ans, alors que ses déambulations l’entraînaient irrésistiblement dans les lieux depuis sa prime enfance, que les Beaux-Arts d’Angers lui ouvrent officiellement la porte.

Il y étudie les différentes techniques graphiques ainsi que la communication audiovisuelle jusques en 1988, exposant alors parallèlement ses premiers travaux de peinture et dessin à travers la ville.

Très présent dans le réseau musical , il y exerce son trait pour les affiches et pochettes des groupes angevins, réalise des fanzines et anime des émissions de radio ainsi que des soirées. Multiplie les performances peinture et lâche les Beaux-Arts avant le diplôme…


En 1989 son regard se tourne vers Paris et le groupe Grapus.

L’aventure commence par l’arrivée au sein des Graphistes associés, atelier issu du groupe Grapus (collectif de graphistes revendiquant le statut d’auteur dont l’influence s’étendra tant en France qu’à l’internationale). Il y façonne son métier de graphiste, celui de l’art de l’image imprimée.

En 1994, l’envie de voler de ses propres ailes et devenir définitivement indépendant, doublé du plaisir de la peinture lui manquant, il quitte le groupe.

Graphiste soit, mais il reprend ses pinceaux se spécialisant dans l’art du portrait, comme sujet de son travail. Il multiplie les expos dans les bars, les squats et ateliers d’artistes parisiens. Il réalise des performances et des fresques tant à New York avec le groupe Lo’Jo, Il est à Pragues à la chute du mur de Berlin, à Bruxelles… Mais il dessine et illustre aussi pour les journaux : L’Huma et L’Humanité Dimanche, Libération, Révolution, Regards, etc…


En 2001, l’envie de nature et quiétude au quotidien le ramène en Anjou.

Là il y installe son nouvel atelier dans la ruralité d’un décor de carte postale et aussi la douceur angevine. Alors que son association avec la scène locale perdure, commence une longue épopée de 7 années de création graphique avec le Santa Macairo Orkestar.

Parallèlement, se succéderont des collaborations avec le théâtre du champ de Bataille, l’Artothèque d’Angers, la programmation itinérante de Villages en Scène ou encore le festival international des Arts de rue les Accroche-Cœurs en 2005.

Jusqu’en 2013, année où il offre un nouveau virage à sa vie. Loin des compromis de la commande inhérente au graphisme, il ébroue et redéfinit sa notion de «Liberté» et telle une évidence, se tourne alors apaisé exclusivement vers la peinture et son intemporalité.

À suivre…